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Angoisse et Anxiété

  • Photo du rédacteur: Nadège Police
    Nadège Police
  • il y a 9 heures
  • 3 min de lecture

L’anxiété est un état de tension et d’inquiétude face à une menace réelle ou anticipée.

Elle peut être :

  • liée à quelque chose de précis : « J’ai peur de cet examen »

  • ou plus diffuse : impression que quelque chose de mauvais va arriver sans savoir exactement quoi.

  • Elle peut durer longtemps, parfois en arrière-plan pendant des jours ou des semaines.

Elle s'accompagne souvent de pensées qui tournent en boucle, de nervosité, de difficultés à se détendre, de troubles du sommeil ou de symptômes physiques.


L’angoisse correspond plutôt à une montée intense de peur ou de malaise, souvent accompagnée de manifestations physiques.

On peut ressentir :

  • oppression ou boule dans la poitrine

  • difficulté à respirer ou sensation de manquer d’air

  • cœur qui accélère

  • tremblements, sueurs

  • boule dans la gorge ou dans le ventre

  • sensation de danger imminent

  • parfois impression de perdre le contrôle.

Elle peut survenir même lorsqu’il n’y a pas de danger réel identifiable.


Pourquoi avons nous des angoisses ou de l'anxiété ?

Les angoisses et l’anxiété ont généralement une fonction de protection : elles correspondent à un système d’alarme de notre cerveau qui nous prépare à faire face à un danger. Le problème apparaît lorsque cette alarme se déclenche trop souvent, trop fortement ou alors qu’il n’y a pas de danger réel.


Le cerveau veut nous protéger

Face à une menace, réelle ou imaginée, le cerveau peut déclencher une réaction de stress : le cœur accélère, la respiration change, les muscles se tendent et l’attention devient très vigilante.

C’est utile, par exemple, avant un examen ou lorsqu’on doit éviter un danger.


Certaines personnes sont plus sensibles

La tendance à l’anxiété dépend en partie de notre tempérament et de notre génétique. Certaines personnes ont naturellement un système nerveux plus réactif au stress.

Cela ne signifie pas qu'elles sont « faibles » : leur système d’alarme peut simplement être plus sensible.


Les expériences de vie peuvent favoriser l’anxiété

Des événements difficiles peuvent laisser notre cerveau en état de vigilance :

  • stress prolongé ou surcharge de travail ;

  • conflits ou difficultés familiales ;

  • deuil, séparation ou changement important ;

  • expériences traumatisantes ;

  • sentiment d’insécurité ou d’incertitude.

Même sans événement majeur, une accumulation de petits stress peut finir par provoquer beaucoup d’anxiété.


Nos pensées peuvent entretenir le phénomène

L’anxiété peut créer un cercle :

« Et si quelque chose de grave arrivait ? » → peur → sensations physiques → « quelque chose ne va pas » → encore plus de peur.

Par exemple, une personne ressent son cœur battre rapidement et pense : « Je vais faire un malaise ». Cette pensée augmente la peur, ce qui accélère encore le cœur.


Le corps joue aussi un rôle

Le manque de sommeil, la fatigue, la consommation importante de caféine, certains médicaments ou substances, ou certaines maladies peuvent également provoquer ou amplifier des symptômes anxieux.

À retenir : avoir de l’anxiété est normal. Elle devient problématique lorsqu’elle est très fréquente, difficile à contrôler ou qu’elle empêche de vivre normalement.


Comment réguler angoisse et anxiété ?

L’objectif n’est pas forcément de faire disparaître toute anxiété, car elle fait partie du fonctionnement normal du corps, mais d’apprendre à faire redescendre le niveau d’activation et à ne pas alimenter le cercle de l’angoisse.


Quand l’angoisse monte : agir d’abord sur le corps

1. Ralentir la respiration :

Évitez de prendre de grandes inspirations répétées, qui peuvent accentuer les sensations de malaise.

Respirez doucement, sans forcer, avec une expiration lente, comme la cohérence cardiaque.

2. Revenir au moment présent :

Regardez autour de toi et portez volontairement votre attention sur ce que vous voyez, écoutez et ressentez.

L'idée est de sortir de la surveillance permanente des sensations corporelles et des scénarios catastrophiques.

3. Ne pas lutter contre la sensation :

Vous pouvez vous dire : "C’est une montée d’angoisse. C’est désagréable, mais je peux la laisser passer. Je n’ai pas besoin de résoudre quoi que ce soit maintenant."

Chercher désespérément à faire disparaître chaque sensation peut parfois entretenir la peur.


Pour diminuer l’anxiété au quotidien

Quelques habitudes ont un véritable intérêt :

  • activité physique régulière, même simplement marcher ;

  • sommeil suffisamment régulier ;

  • repas réguliers ;

  • réduire les excitants comme caféine, nicotine et alcool ;

  • prendre des moments de relaxation ;

  • conserver des contacts sociaux et éviter de s'isoler ;

  • essayer de ne pas multiplier les comportements d'évitement face à ce qui fait peur.


Et surtout : travailler sur les pensées anxieuses

L'anxiété fonctionne souvent comme une boucle :

sensation → interprétation catastrophique → peur → nouvelles sensations → interprétation encore plus catastrophique.


Mes accompagnements adaptés :

LE BREATHWORK : Le breathwork aide à mieux réguler l'activation physique et le système nerveux. Il permet d'intégrer que les sensations corporelles peuvent redescendre.

L'EMDR → surtout lorsqu'il existe un traumatisme psychologique à l'origine des symptômes.


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